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Publié le 15 mars 2023 • Mis à jour le 1er juillet 2026
Avant de remplacer vos vieilles lampes par des spots LED, vous devez tenir compte du nombre de points lumineux par circuit. En effet, cela ne se fait pas au hasard et il faut maîtriser un certain nombre de paramètres importants.
Pour vous aider, cet article vous explique en détail comment déterminer la quantité de spots LED que peut supporter un circuit d’éclairage.
À noter d’emblée : la fameuse règle des « 8 points lumineux maximum par circuit » ne signifie pas 8 spots LED. La norme NF C 15-100 prévoit une exception pour les spots et bandeaux lumineux : on compte 1 point d’éclairage par tranche de 300 VA dans une même pièce. Un spot LED de 5 W ne représentant qu’une infime fraction de cette valeur, un seul point lumineux peut donc regrouper plusieurs dizaines de spots.
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En France, l’installation des éclairages LED sur les circuits électriques est soumise à la norme NF C 15-100. Cette norme conditionne toutes les opérations qui sont menées tant sur les circuits que sur les points d’éclairage.
Ainsi, il s'agit d’une réglementation stricte qui affecte principalement les logements neufs. Elle intervient donc en cas de travaux de rénovation ou de construction, peu importe le type de bâti (individuel ou collectif). Ceci étant, ces règles autour des spots LED permettent de garantir la sécurité au sein d'un logement.
La norme NF C 15-100 précise la quantité des points lumineux à respecter par circuit électrique. En effet, il faut prévoir au maximum 8 points d’éclairage pour chaque circuit (appliques, plafonnier, etc.). Ces derniers doivent être protégés par un disjoncteur dont la puissance s’étend jusqu’à 16A.
Attention toutefois : cette limite porte sur les points lumineux, et non directement sur le nombre de spots LED. Comme nous le verrons plus bas, la règle des 300 VA modifie considérablement le décompte pour les spots LED basse consommation. L’essentiel reste de ne pas dépasser la puissance ni le nombre de points autorisés, sous peine de risques électriques.
Il faut aussi éviter une confusion fréquente entre point lumineux et luminaire. Selon le principe des boîtes DCL (Dispositif de Connexion pour Luminaire), un même luminaire équipé de plusieurs ampoules compte pour un seul point lumineux. À l’inverse, 5 spots LED encastrés indépendants, raccordés séparément, comptent pour 5 points lumineux distincts.
Dès lors, il est possible d'avoir plusieurs circuits lumineux de maximum 8 points d’éclairage chacun dans un logement. Par ailleurs, le choix des fils électriques devant être utilisés dans un circuit ne doit pas être inférieur à 1,5 mm². Autrement dit, cette norme exige que les circuits d’éclairage soient câblés en 1,5 mm² pour les disjoncteurs 10A jusqu’à 16A.
C’est le point le plus souvent oublié. La norme NF C 15-100 (§ 771.314.2.3) prévoit une règle spécifique pour les spots et bandeaux lumineux : on compte 1 point d’éclairage par tranche de 300 VA installée dans une même pièce. Autrement dit, un spot LED ne correspond pas mécaniquement à un point lumineux : c’est sa puissance qui est prise en compte.
À retenir : 300 VA ÷ 5 W = 60 spots LED de 5 W pour 1 seul point lumineux. Avec 8 points lumineux autorisés, un circuit peut donc théoriquement accueillir plusieurs centaines de spots LED basse consommation — bien loin des « 8 spots » souvent avancés à tort.
Pour dimensionner vos installations selon la surface, consultez aussi notre guide combien de spots LED installer au m². Vous trouverez l’ensemble de notre gamme sur la page spots LED encastrables.
En appliquant la règle des 300 VA, on obtient le nombre de spots regroupés dans un seul point lumineux, puis le total théorique pour un circuit de 8 points :
| Puissance par spot LED | VA par spot (≈) | Spots par tranche de 300 VA (1 point lumineux) | Spots max pour 8 points lumineux |
|---|---|---|---|
| 5 W | ≈ 5 VA | 60 spots | 480 spots |
| 7 W | ≈ 7 VA | ≈ 42 spots | ≈ 336 spots |
| 9 W | ≈ 9 VA | ≈ 33 spots | ≈ 264 spots |
Ces chiffres sont théoriques : ils démontrent surtout que le nombre de spots LED n’est jamais le facteur limitant en pratique. La vraie contrainte reste la puissance cumulée que peut supporter le circuit (2300 W pour un disjoncteur 10A). Personne n’installe 480 spots dans une pièce : l’intérêt de ce calcul est de comprendre que la règle des « 8 spots » n’a pas de fondement pour les LED basse consommation.
La vraie limite d’un circuit d’éclairage n’est donc pas le nombre de spots, mais deux paramètres physiques. D’une part, la puissance cumulée : il est recommandé de ne pas dépasser 80 % de la capacité du disjoncteur pour garder une marge de sécurité. D’autre part, la chute de tension le long du câble, que la norme NF C 15-100 limite à 3 % maximum pour un circuit d’éclairage. Plus le câble est long, plus cette chute augmente, ce qui peut imposer une section supérieure ou un fractionnement du circuit.
Les spots LED ont une puissance bien définie. Ce qui signifie qu'ils consomment tous une certaine quantité d’énergie. Cependant, placés sur un même circuit il faut équilibrer le tout de telle sorte à ne pas franchir la limite de puissance requise. On comprend dès lors que la notion de puissance est très déterminante, surtout lorsqu’il est question des spots LED.
Cela dit, tout circuit électrique a une consommation maximale définie. Mais, cette dernière est tributaire du type de la capacité du disjoncteur. En effet, en ce qui concerne les circuits d'éclairage on note les disjoncteurs 10A et les disjoncteurs n’excédant pas 16A. À noter que le disjoncteur 10A est aujourd’hui le plus courant en résidentiel pour les circuits d’éclairage LED, du fait de la très faible consommation de ces luminaires.
Pour un disjoncteur 10A ayant un câble conducteur de 1,5 mm², on peut alimenter sur un même circuit des spots LED allant jusqu’à 2300 W en puissance cumulée.
Par contre, sur un circuit protégé par un disjoncteur 16A, la puissance maximale requise consommée par les spots LED est différente. Évidemment, lorsqu’on utilise la même section de câble, c'est-à-dire 1,5 mm², on obtient une puissance allant jusqu’à 3600 W en puissance cumulée.
La logique est plutôt simple. Il faut noter que le courant maximal consommé par tous les points lumineux du circuit correspond au plus à 16A. Alors, on applique la formule basique en électricité :
P = U × I (où U = la tension ; I = le courant ; P = la puissance)
La puissance maximale consommée par les spots LED sur un circuit électrique est variable. Pour le cas du disjoncteur à 10A, on a : P = 230 × 10 = 2300 W. Le principe est le même pour le courant à 16A, où l’on a : P = 230 × 16 = 3680 W, arrondie à 3600 W.
Rappel important : la limite de 8 par circuit concerne 8 points lumineux maximum, mais un point lumineux correspond à 300 VA de spots. Un circuit peut donc accueillir potentiellement des dizaines de spots LED basse consommation, tant que la puissance cumulée ne dépasse pas celle du disjoncteur.
Plutôt que de tout concentrer sur un seul circuit, la norme NF C 15-100 impose un nombre minimal de circuits d’éclairage selon la taille du logement :
Le bon réflexe est de prévoir 1 circuit par zone d’usage (espace jour, espace nuit, locaux techniques). Cela améliore le confort : en cas de coupure sur un circuit, les autres restent alimentés. Les pièces humides (salle de bain, WC) doivent être séparées et protégées par un différentiel 30 mA. Pour ces zones, veillez à choisir un éclairage adapté ; consultez notre guide sur l’indice de protection IP44 et découvrez notre gamme de spots LED étanches conçus pour la salle de bain.
Les circuits lumineux doivent être protégés par des disjoncteurs divisionnaires de 16A maximum. Ainsi, les disjoncteurs en 10A sont plus utilisés dans le câblage des circuits lumineux. Cette mesure est prise pour renforcer le confort de l'utilisation de l'installation électrique.
Ceci étant, il est judicieux de ne pas brancher tous les spots LED sur un seul circuit d’éclairage. Car, au cas où survient un dysfonctionnement d'un circuit, les autres pourront rester fonctionnels. Dès lors, il faut tenir compte de la sélectivité. La sélectivité est en quelque sorte ce qui établit l'équilibre entre les circuits électriques. Et ceci, dans l'optique de ne pas empiéter sur le fonctionnement de l'installation électrique entière, en cas de disjonction.
Cet équilibre est une protection électrique prévue par ladite norme. À cet effet, il est possible de protéger jusqu’à 8 points lumineux maximum sous un disjoncteur de 16A au plus. Un mauvais dimensionnement ou une surcharge peut par ailleurs provoquer des désagréments : si vous constatez un défaut, notre guide dédié explique pourquoi un spot LED clignote, grésille ou scintille.
Voici une synthèse des limites par type de disjoncteur, en tenant compte à la fois de la règle des 8 points lumineux et de la puissance maximale du circuit :
| Type de disjoncteur | Puissance max circuit | Nombre max de points lumineux | Spots LED 5W équivalents | Spots LED 10W équivalents |
|---|---|---|---|---|
| 10A | 2300 W | 8 | jusqu’à ≈ 460 | jusqu’à ≈ 230 |
| 16A | 3600 W | 8 | jusqu’à 480 | jusqu’à 240 |
Ces valeurs sont théoriques : elles sont limitées par la règle des 8 points lumineux et par la puissance du circuit. En pratique, on installe bien moins de spots par pièce et l’on répartit l’éclairage sur plusieurs circuits pour plus de confort et de sécurité.
Vous cherchez des spots pour votre installation ?
Oui. La limite de 8 porte sur les points lumineux, pas sur le nombre de spots. Grâce à la règle des 300 VA, un point lumineux peut regrouper jusqu’à 60 spots de 5 W. Un circuit peut donc accueillir plusieurs dizaines de spots LED, dans la limite de la puissance de son disjoncteur (2300 W en 10A, 3600 W en 16A).
La norme NF C 15-100 impose une section de 1,5 mm² pour un circuit d’éclairage protégé par un disjoncteur de 10A à 16A.
La norme NF C 15-100 exige au minimum 3 circuits d’éclairage pour une surface comprise entre 35 et 100 m², et 4 circuits au-delà de 100 m².
Pas nécessairement. Selon la règle des 300 VA, on compte 1 point lumineux par tranche de 300 VA de spots installés dans une même pièce. Un spot de 5 W ne représente donc qu’environ 1/60e d’un point lumineux.
Pour conclure, les spots LED doivent être protégés par des disjoncteurs divisionnaires allant jusqu’à 16A. Il est donc important de connaître la puissance que peut consommer chaque point lumineux sur un circuit d’éclairage. La norme NF C 15-100 impose un nombre de 8 points lumineux maximum par circuit, sachant qu’un point lumineux correspond à 300 VA de spots : un circuit peut donc regrouper de nombreux spots LED basse consommation. Cependant, il est préférable de faire plusieurs circuits électriques pour augmenter le confort d'utilisation de l’installation électrique.
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